Moore's Law and The Future of [Technology] Economy

Why and how innovation should become mainstream economic impetus

Mois : février, 2013

Mondes réels et mondes virtuels

La digitalisation du monde tend à constituer ce que l’on appelle des mondes virtuels qui se superimposent au monde réel. Nous disons des mondes pour indiquer que l’ensemble des facettes du monde réel sont concernées : le monde physique, le monde humain individuel – avec ses volets biologique, psychologique, affectif, légal, financier, etc. – le monde sociologique – de la relation individuelle, familiale ou professionnelle à la société toute entière, voire globale. Ces mondes sont bien sûr en interaction complexe, et les mondes virtuels construits tendent à les intégrer et les unifier. Nombre de livres ou de films de science-fiction utilisent ou décrivent ainsi des mondes virtuels totaux, indistinguables du monde réel, ou au contraire obéissant à des lois différentes ou étranges, mais avec un niveau de « réalisme » égal ou supérieur au monde réel. Lire la suite »

La dimension sociétale des services

 

Les grands organismes intergouvernementaux, les ONG ou les think tanks contribuent à identifier de grands enjeux sociétaux communs à l’ensemble de l’humanité, et posant des défis pour celle-ci, ses acteurs, ses gouvernements. Les technologies de l’information sont appelées à se mobiliser et à contribuer à relever ces défis. Le rôle central des TI, qui se confondent avec la version technologique moderne de l’information et de la connaissance (le « lire et l’écrit d’aujourd’hui ») les met en position de choix, mais en même temps de responsabilité éminente. Il n’est tout simplement pas possible que ses acteurs ignorent ces enjeux ou adoptent un profil bas. Lire la suite »

La relation des services avec les écosystèmes et la pyramide de Feynman

Nous avons déjà présenté la pyramide de Feynman, qui schématise les écosystèmes basés sur les types d’infrastructure et de marchés correspondants (par exemple superordinateurs, mainframes, PC, mobile, embarqué, etc.). Cette dimension et la dimension sociologique ne sont pas équivalentes : toutes les catégories sociologiques de services s’exécutent de façon distribuée sur l’ensemble de l’infrastructure. Par exemple, un service Me permettant de contrôler son magnétoscope numérique à distance – même lorsqu’on n’est pas chez soi – comporte des composants logiciels s’exécutant sur son smart phone, sur un serveur du fournisseur de ce service, et sur une box dans son domicile embarquant le dit magnétoscope numérique. Le service correspond à l’ensemble de ces composants correctement orchestrés. Lire la suite »

La dimension technologique des services

 

La dimension technologique recoupe l’ensemble des idées, connaissances, savoir-faire, procédés, algorithmes, théories, etc., permettant de développer ces services. Lorsque l’on parle de services logiciels, cette technologie est avant tout immatérielle. Elle s’enracine dans à peu près toutes les disciplines scientifiques dont l’objet pourrait également être qualifié d’immatériel : mathématiques, psychologie, sociologie, finance, communication, linguistique, etc. Les disciplines scientifiques « dures » sont également mises à contribution, par exemple la physique pour ses apports en modélisation du monde réel, ou la biologie pour les applications en santé ou médecine. Lire la suite »

La dimension sociologique des services

La troisième roadmap d’ITEA2 (pour les années 2008 à 2012) définit trois grandes catégories de services applicatifs à partir d’une structuration sociologique très simple de la société humaine. On distingue les services à un agent unique (services Me), les services à un groupe d’agents (services Group), et les services à la société toute entière (services Society). [1]

Plusieurs motivations concourent à considérer cette dimension sociologique comme pertinente au moment présent de l’évolution des services digitaux. La première est qu’il y a dans l’évolution finalement de n’importe type de service une tendance à aller vers l’agent « atomique » des interactions sociales. Lire la suite »

Grands courant dans l’océan des services d’aujourd’hui

 

Le développement formidable de l’industrie des applications et des services de l’informatique est à la source de nombreux commentaires, souvent dithyrambiques, lyriques, ou au contraire catastrophistes et liés à des affirmations définitives sur des transformations de fond ou supposées telles de la société dans laquelle nous vivons. Il faut avoir « compris » les grands chamboulements pour jouer un rôle dans un monde globalisé et en pleine mutation, sinon à être condamné à disparaître, soit par manque d’adaptation ou au contraire parce qu’on aura perdu quelque chose de précieux, et peut-être aussi à ne pas être capable de suivre certaines conversations conceptuelles. Lire la suite »

Un peu d’histoire : la genèse des premiers services « utiles »

Dès l’instant où les premiers ingénieurs enthousiastes ont souhaité se joindre aux savants fondateurs de la science du calcul pour construire les premières machines universelles, les décideurs supposés financer ces opérations ont posé la question de base : à quoi vont-elles servir ?

Imaginez ce que vous pouvez faire d’utile avec une machine disposant de quelques centaines à quelques dizaines de milliers de mots en mémoire, et une vitesse d’exécution de quelques kilohertz. Aujourd’hui lorsqu’un nouveau domaine s’ouvre certains posent la question «  mais que voulez-vous faire de toute cette puissance de calcul supplémentaire », à l’époque c’était bien plutôt l’inverse ! Lire la suite »

Le statut et l’importance des services logiciels [4] : le développement d’un marché de services

De la même façon que nous avons dégagé des tendances communes à la structuration des nouveaux domaines ouverts par la loi de Moore du côté infrastructure, le côté des services laisse également apparaître des patterns communs.

La dynamique du développement d'un marché de services

La dynamique du développement d’un marché de services

Une économie de services se construit dans le temps par la mise sur le marché de propositions de valeur successives et cumulatives. Lire la suite »

Le statut et l’importance des services logiciels [3] : la logiciélisation, tendance économique de fond

Pour revenir (brusquement !) de ces discussions aux origines à ce que nous avons constaté depuis Turing sur le plan économique, nous voyons également sur ce plan une prise d’indépendance, et une importance croissante du logiciel. Une partie grandissante de la valeur est dans le logiciel, cette « chose » immatérielle, et c’est désormais une industrie qui s’en occupe. Lire la suite »

Le statut et l’importance des services logiciels [2] : le statut ontologique du logiciel

Pour Turing, face à un problème immensément complexe comme celui de construire une machine intelligente, tout est question de logiciel – c’est un premier pas vers le fait de donner un sens précis au terme d’intelligence[1]. On sait bien d’ailleurs que le logiciel qui permettra (un jour, nous le supposons possible) de répondre à la question sera d’une complexité bien supérieure à celle de la machine matérielle permettant de l’exécuter. Lire la suite »